21 février 2018

Batiment Big Data, Big Business

De la montée en puissance des appareils connectés aux processus de production automatisés, le bâtiment se digitalise et devient une plate forme de services numériques. Une révolution majeure qui va contribuer à réduire la consommation d’énergie et booster la filière du smart building.

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Un marché prometteur

Dans son rapport, paru en novembre dernier, l’Agence Internationale de l’Energie, indique que plus d'un milliard de foyers pourraient faire partie de systèmes électriques interconnectés d'ici 2040. Quant aux objets connectés, ils seront plus de 20 milliards d’ici 2020.

Ce recours généralisé aux technologies numériques permettrait, toujours selon l’IAE, de réduire les couts de production de l’énergie de 10 à 20 %.Un atout qui n’échappe pas aux promoteurs et exploitants de sites tertiaires ou de logements qui sont de plus en plus nombreux à plébisciter ces solutions pour réduire leurs coûts d’exploitation dans un contexte marqué par le durcissement de la réglementation thermique et la hausse des prix de l’énergie.

Selon une étude menée par Xerfi, le marché des bâtiments intelligents est évalué à 2 milliards d’euros à l’échelle européenne en 2017 mais surtout il s’apprête à décoller.

 


Une filière qui se structure

Signe de la dynamique du ce marché, les partenariats d’affaires se multiplient, notamment entre les promoteurs et les équipementiers qui, forts de nouvelles alliances, peuvent prétendre endosser un rôle d’acteur pivot dans le déploiement du smart building.

Plusieurs acteurs majeurs du bâtiment participent également à la création d’incubateurs et tissent des partenariats avec des start-up, à l’image de Bouygues Construction, qui vient de lancer un programme de co-innovation baptisé Matching up.Tous les éléments sont donc réunis pour un envol du marché. Mais pour transformer l’essai, les acteurs devront démontrer leur capacité à relever certains défis, à commencer par celui de l’interopérabilité et de la sécurité des données.


Parler un langage commun

Ces défis ont conduit la Smart Buildings Alliance for Smart Cities (SBA) et l’Alliance HQE-GBC à publier en décembre dernier le cadre de définition du « Bâtiment connecté, bâtiment solidaire et humain ».

Il décrit les principes techniques et organisationnels à prendre en compte pour que le bâtiment bénéficie d’une meilleure connectivité, d’une architecture réseau, d’équipements et d’interfaces qui favorisent l’interopérabilité, d’un niveau adéquat de sécurité des systèmes et de protection des données, de façon à accueillir dans de bonnes conditions les services numériques attendus par les utilisateurs.

Comme le souligne Emmanuel François, Pdt de SBA :

Ce cadre permettra aux professionnels de développer et mettre en oeuvre des solutions ouvertes et évolutives afin de produire des bâtiments capables d’accueillir des services numériques qui sont en perpétuelle évolution.

Un outil clef pour les acteurs du bâtiment.

Pour aller plus loin : Etude Xerfi « Le marché des smart buildings - Partenariats, sécurité des données, interopérabilité : quels enjeux et perspectives pour le marché à l’horizon 2020 ? »

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