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Les réseaux de chaleur verdissent la consommation d'énergie !

Près de la moitié de la consommation d’énergie en France est de la chaleur. Une très bonne raison pour booster le développement des réseaux de chaleur. Les collectivités locales ont tout à gagner à investir dans ce domaine.


Levier clef de la transition énergétique

La loi sur la transition énergétique prévoit de porter la part de renouvelable dans l’énergie à 32 % en 2030. Or l’électricité possède un taux d’EnR d’à peine 15 %;  pour le gaz c’est inférieur à 1 % ; tandis que les réseaux de chaleur sont déjà à 40 % renouvelables, notamment grâce à un recours croissant à la biomasse. Malheureusement, ils ne sont pas encore assez nombreux. Ils représentent seulement 5 et 6 % du marché du chauffage en France et sont très majoritairement concentrés en Ile de France et dans l’Est.

Les enjeux à relever

Pour amplifier le développement des réseaux de chaleur, il convient tout d’abord de  mobiliser des gisements encore mal exploités comme le bois, la géothermie ou les énergies fatales, et demain le solaire et le biogaz. La coordination efficace entre les réseaux d’électricité, de gaz et de chaleur mérite aussi d’être renforcée, ce qui passe par et la reprise en main de ces réseaux par les collectivités locales.

Comme le rappelle Gilles Vincent, Président d’Amorce (Association nationale des collectivités territoriales et des professionnels pour une gestion locale des déchets, de l'énergie et des réseaux de chaleur) « Plus on donnera de pouvoir aux élus locaux en la matière plus on développera les réseaux de chaleur. Les collectivités locales tiennent là un formidable outil social qui a la capacité de fournir de l’énergie à un coût maîtrisé.».

Cap sur la décentralisation énergétique

Durant la période 2009-2014, le Fonds Chaleur,  a été doté de 1,12 milliard d’euros pour soutenir près de 3 500 réalisations, qui ont généré près de 4 milliards d’€ d’investissement. Plus de 600 projets portaient sur la création ou l’extension de réseaux de chaleur. Aujourd’hui les objectifs sont de raccorder 2, 7 millions d’équivalents logements en 2018 (contre 2, 2 en 2015) et entre 4 et 4, 8 millions en 2023.

Outre les aides financières qu’assure le Fonds Chaleur, l’implication des collectivités locales dans la structuration d’un service public de l’énergie est primordiale. Si les élus locaux veulent créer de l’emploi, s’ils souhaitent réduire les inégalités sociales et le budget de fonctionnement de leur collectivité, la question énergétique est essentielle. Ce n’est plus un simple sujet d’écologie, mais une question sociale et économique. Et leur capacité d’innovation, favorisée par une action au plus près des ressources et des besoins de leur territoire, reste un levier majeur. A l’image de la ville de Vancouver, qui a expérimenté un projet utilisant les égouts pour chauffer l’eau et 10 000 habitations.

 

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